filmographie du projet Ciné Nimba

(Liste non exhaustive)

(page en cours de presentation)

Patrimoine culturel guinéen

Naïtou, Malinké, de Moussa Kémoko Diakité, Guinée-Conakry – 1982 – 110 mn

Moussa Kémoko Diakité né en 1940 à Mamou. Etudes en Allemagne, comédien.

Fimographie : Riziculture dans le Bagata 1969 ; Centre caféier de N’Zérékoré 1969 ; Journal de la campagne agricole 1969 ; Hyde Diama 1971 ; le 14 mai 1970 1971 ; Les funérailles de Kwamé Nkrhumah (Psdt du Ghana) 1972 ; Hommage à Kwamé Nkrhumah 1972 ; L’Université à la campagne 1975 ; Hafia, triple champion d’Afrique 1978 ; Le sport en Guinée 1978 ; Sommet de Monrovia 1978 (documentaires)

Interprètes : les Ballets de la République de Guinée

Scénario : Diakité Moussa Kémoko ; Image : Laallioui Mohammed ; Son : Camara M’Bemba ; Montage : Bouanani Ahmed ;  Musique : les Ballets de la République de Guinée. Production : Syli cinéma (guinée)

Adaptation d’un conte populaire narré dans toute l’Afrique de l’Ouest. Par jalousie, une femme, Damayé, empoisonne sa co-épouse, puis s’acharne sur Naïtou, la fille de la morte.
Elle l’accable de travaux ménagers et refuse de recevoir son fiancé. Brimée par sa marâtre, cette Cendrillon va chercher refuge au bord de la rivière auprès des génies, les Dogonis. La reine des Dongonis, une très vieille femme, l’encourage à tenir bon et lui enseigne la patience, l’endurance et la générosité.
La conscience collective du village punira Damayé et la reine l’envoûtera. Naïtou pourra enfin épouser son fiancé.
Adolescentes soumises à l’initiation, animaux fantastiques et personnages allégoriques peuplent une des légendes les plus connues de la tradition orale.
Avec les membres de la Troupe Nationale des Ballets Africains de Guinée.

En 1984 : Mention spéciale du Jury au Festival de Carthage, Tunisie.
Film en langue Malinké sous-titré en français.


Handicap

Staff Benda bilili,  de Renaud Barret, Florent de la Tullaye, France-Congo – 2010 – 1h 25

Atteints de poliomyélite dans leur jeunesse, les membres du groupe se déplacent en fauteuil roulant et vivent dans la rue, entourés par les shegués (enfants vagabonds). Leur musique intègre des éléments de  rumba congolaise, de musique cubaine, de rhythm’n’blues et de reggae, voire de funk. Staff Benda Bilili soutient que le handicap est principalement psychologique, et certaines de leurs chansons prodiguent des conseils pour vivre avec un handicap.

Benda bilili signifie «regarde au-delà des apparences», littéralement «mets en valeur ce qui est dans l’ombre». (sous réserve d’ autorisation ce film serait d’abord diffusé à la cité de solidarité, à Conakry).


Korafola, joueuse de kora de Mamadou Kotiki Cissé, dit Mamo Cissé ; Mali – 2007 – 52 mn

Mamadou Kotiki Cissé né en 1951 à Kayes. Romancier.

C’est l’histoire de Madina, elle a perdu la vue en 2002. Elle est la seule
malienne à jouer de la kora (“harpe mandingue”), un instrument traditionnellement joué par les
hommes des familles griotiques en Afrique. Elle est célibataire et travaille
en compagnie de ses collègues garçons musiciens au rythme des concerts.
Madima vit avec ses neveux dans une grande cour qu¹elle partage aussi avec
d’autres colocataires. Madina n’est pas griotte, donc ne célèbre pas les
manifestations sociales comme le font les griots jusqu¹au jour où sa cousine
la convainc à animer la partie musicale du baptême d’une amie.


Initiation/ Excision

(Depuis 2009  une loi en Guinée interdit l’excision.)

       Moolaadé, de Ousmane Sembene, France-Sénégal – 2003 – 1h 57

Ousmane Sembene, Sénégal, né en 1923 à Ziguinchor. Passage à la VGIK de Moscou. Autodidacte. Romancier. Acteur. Producteur (Film Doomireew). L’Ancien des Anciens !

Filmographie : courts-métrages : Borom Saret (1963) ; Ndiaye (1964) ; Tauw (1971) ; Longs métrages : La noire de … (1966) ; Mandabi (1968) ; Emitai (1971) ; Xala (1974) ; Ceddo (1976) ; Camp de Thiaroye (1988) ; Guelwaar (1993) ; Héroïsme au quotidien (1999) ; Faat Kine (2000) ; Documentaires : Traumatisme de la femme face à la polygamie (1969) ; Les dérives du chômage (1969) ; Basket africain aux jeux olympiades (1972) ; L’Afrique aux olympiades (1973) ;
Dans un village, il est le temps du rituel ancestral de l’excision,
considéré comme une purification des femmes. Collé Ardo, seconde épouse de
Bathily, un notable du village a, sept ans auparavant, refusé de faire
exciser sa fille. Ce matin-là, quatre fillettes se prosternent à ses pieds :
elles ont échappé aux exciseuses et lui demandent protection…
En 2004 : prix du meilleur film étranger décerné par la critique américaine,
prix Un Certain Regard à Cannes, prix spécial du jury au festival
international de Marrakech ( entres autres récompenses )

–                      Film réalisé avec des acteurs et techniciens des pays de l’Afrique de l’Ouest, tourné au Burkina Faso.

–                      « Moolaadé » est un vieux mot pulaar qui exprime la notion de droit d’asile = protection accordée à quelqu’un en fuite. C’est une convention orale mais qui a une valeur juridique, reconnue par tous depuis des temps immémoriaux. Ses règles, lois et décrets sont gravés à jamais gravés dans les mémoires. Porteur de funestes présages, il est craint des hommes , des femmes et des enfants… Seule la punition publique du détenteur du « Moolaadé » permet d’en éloigner la menace.


Nyani, Amadou Khassé Théra, Mali – 2006 – 52 mn

« Koumba, mon amie, ma sœur, est hospitalisée depuis trois ans, suite à de graves complications liées à son excision. Aujourd’hui encore, Koumba pense que sa maladie est due à un mauvais sort jeté sur elle pour ne pas avoir accepté le mari qui lui était destiné. Le forgeron, grand maître de la cérémonie du komo, vient lui parler… » (Amadou Khassé Théra)


Traditions/initiation

L’enfant noir, Laurent Chevallier, France-Guinée – 1994 – 1h 32

C’est l’histoire de Baba, “l’enfant noir” du film, qui joue une partition qui n’est pas la sienne mais celle écrite par le réalisateur à partir de celle écrite par Camara Laye ; un jeune garçon quitte la brousse pour continuer sa scolarité à la capitale, à Conakry. Il expérimente la séparation d’avec les siens, la solitude et la violence de la grande ville, le temps, le premier amour, le retour, tous aspects qui donnent au film sa dimension universelle. Baba est d’ailleurs le narrateur du film. Par une voix « off » qui est la sienne, on entre dans la fiction : ”Un jour, un marchand d’or est arrivé dans mon village. Jamais j’aurais pu penser qu’à partir de là, ma vie allait changer…”


Il va pleuvoir sur Conakry, Cheick Fantamady Camara, France-Guinée – 2006 – 1h 53

Cheick Fantamady Camara, France Guinéen, né en 1960 à Conakry. Autodidacte. Stage de réalisation.

Sur fond de conflit de génération, d’opposition de points de vue et de fragile équilibre familial, le poids des tradaitions aboutit au drame .

À partir du thème de l’amour entravé, Cheick Fantamady Camara passe au crible une société guinéenne morcelée, hésitant entre modernisme et tradition. Les aspirations de la jeune génération, progressiste et éprise de liberté, se heurtent à l’intransigeance des aînés, figés dans le respect de préceptes dépassés. Tour à tour léger, satirique et tranchant, le film dénonce l’obscurantisme religieux, téléguidé parfois, voire “manipulé”  selon le réalisateur, par les pouvoirs en place. « Nous sommes issus de sociétés qui sont têtues. Les traditions, la religion, sont devenues un moyen d’asservir les populations », déclarait-il au site afrik.com à la sortie du film.


Droits de la femme

–       Bintou de Regina Fanta Nacro, Burkina Faso – 2001 -31 mn

(Regina Fanta Nacro née en 1962 à Tenkodogo. Etudes de cinéma à l’INAFEC)
Un conte moderne et humoristique qui traite du respect entre homme et
femmes, pour une égalité des droits à l¹éducation et au travail.
Ce film a obtenu le prix Unifem, le prix population et développement, le prix plan international
pour l’éducation des enfants, le prix Poitou-Charentes court métrage ainsi
que le prix Uemoa court métrage.

–       Au-delà de ses qualités, l’auteur est une cinéaste documentariste femme.

–       Film en langue Moore (Burkina) sous-titré en français.


Droits de l’homme ; manipulation du pouvoir

 

SIA – Le rêve du python ; de Dani Kouyaté, Burkina Faso – 2001 – 1h 36

Inspiré d’une légende mandingue, qui porte sur la manipulation de la population par les gens de pouvoir.

L’empire du Wagada est guetté par la famine. Pour retrouver la prospérité, l’empereur demande aux prêtres de pratiquer un sacrifice humain au nom du dieu Python.

Sia, la jeune vierge désignée se rebelle et s’enfuit. Mais les prêtres la rattrappent. Fou de colère, Mamadi, son fiancé, se dresse contre l’empereur et le destitue. Il sauve Sia, mais celle-ci a été violée par les prêtres : le sacrifice n’était qu’une mascarade.

Mamadi devenu empereur, hésite à dénoncer la supercherie. Sia, lucide, refuse le trône et parcourt le pays, incitant le peuple à plus de clairvoyance.

-Film en langue Bambara  (Mali, Guinée) sous-titré en français.

Avec : Fatoumata Diawara, Sotigui Kouyaté, Ibrahim Baba, Nabib Dembélé, Mamadoun Kassogue, Ibrahim Cissé, Kardigue Laïco Traore …


Connaissance des régions, travail en équipe

CIRCUS BAOBAB Laurent Chevallier, France-Guinée – février 2001 – 1h 40

Un cirque acrobatique vient de naître à Conakry, trente garçons et filles enfants des rues, enfants déscolarisés ; danseurs et percussionnistes surdoués.
1er mars 2000, la troupe du Circus Baobab est prête à entreprendre sa première tournée à travers toute la Guinée. Une grande tournée, six semaines, trois villes, quatre mille kilomètres jusqu’au plus profond du pays.
Curieux convoi hétéroclite couvert de latérite qui s’arrête au milieu d’un stade de brousse. Puis, comme par magie se dresse une immense scène d’où émerge un surprenant Baobab construit à partir de métal, de teck et d’acajou. Les premiers trapèzes y sont accrochés.
Dans ce village où l’électricité est rare, brusquement les feux de la rampe s’allument. Une foule colossale est au rendez-vous pour l’Evènement.
Les Djembés se mettent en branle, les danseurs jaillissent, les trapézistes volent, les acrobates se contorsionnent, les cracheurs de feux illuminent la nuit, les spectateurs n’en croient pas leurs yeux. Plus la tournée va s’enfoncer au coeur du pays, plus les jeunes acrobates citadins de la Troupe découvrent qu’un cirque c’est aussi l’apprentissage de la vie.

 


COURTS METRAGES

Kebayina, des femmes du Burkina, de Dragoss Abdoulaye Ouédraogo et Maider Extoan, Burkina Faso – 2009 – 10 mn

Dragoss Abdoulaye Ouédraogo, Burkina Faso. Auteur, Journaliste. Scénariste. Acteur. Professeur d’anthropologie visuelle à la faculté d’ethnologie de Bordeaux.

Au Burkina Faso la place des femmes est largement contrainte par le poids des traditions. L’association Kebayina lutte contre les nombreuses pratiques rétrogrades en vigueur dans le souci d’amener les femmes à jouer un rôle actif et conscient dans le développement du pays.


FARY L’ANESSE   de Mansour Sora Wade (21 mn)

A force de chercher l’impossible, la beauté

idéale de la femme, l’homme tombe dans la catastrophe et la honte.

AUTRES FILMS

 

 

LONGS METRAGES


CORRUPTION

HYENES de Djibril Diop Manbéty (Sénégal) – 1989 – 110 mn – Wolof

Avec Mansour Diouf, Ami Diazkhaté, Mahouredia Guey, Issa Ramagelissa …

A Colobane, petite ville endormie de Gambie, le retour après 30 ans d’absence de Linguère… Elle est devenue très riche. Linguère arrive en train, majestueuse et vêtue de noir. La foule se précipite avec au premier plan, Draamaan qui fut son amant. Linguère confirme qu’elle va faire pleuvoir ses largesses sur la ville et lui redonner vie, à une seule condition : que Draamaan soit condamné à mort. Car il l’a autrefois trahie. La foule est consternée. Lors d’une réunion, tous décident de la mort de Draamaan afin que justice soit faite. C’est alors qu’intervient Linguère…


IMMIGRATION

UN MATIN BONNE HEURE de Gahité Fofana -65 mn – 2005 ; Guinée

En 1999 Yaguine Keita et Fodé Touakova 2 adolescents guinéens en vacances, rêvent d’un avenir meilleur, d’études et d’espoir pour tous.

Comme des papillons attirés par la lumière….


LA PIROGUE  de Moussa Touré -2012 – Sénégal

Avec entre autres des acteurs guinéens

Sélectionné au festival de cannes 2013

« La Pirogue, du Sénégalais Moussa Touré, est un film absolument formidable.

Je détesterais qu’on puisse penser que mon engouement provient d’un vieux relent de colonialisme pater-naliste-sentiment critique très à la mode dans les années 1970-1980, où n’importe quel machin venu d’Afrique était labellisé chef-d’oeuvre. Il faut retenir l’axiome du grand Serge Daney: « Le cinéma africain sera adulte lorsqu’on dira d’un film africain qu’il est nul. » Le tri est maintenant fait, et cette Pirogue peut voguer au-dessus du panier- oui, je sais, l’image vaut ce qu’elle vaut.

C’est l’histoire d’une vingtaine de passagers clandestins partis de Dakar pour atteindre les îles Canaries, en territoire espagnol. Unité de lieu, d’action, de temps, comme un huis clos en mouvement dédié à la mémoire de ceux et celles qui rêvent d’un monde meilleur, là où il n’y a souvent que d’autres souffrances; mais pourquoi combattre l’espoir quand il faut vivre? Tout le talent de Moussa Touré est de s’appuyer sur cette réalité, non pour livrer un tract politique, mais pour faire oeuvre artistique. Evitant soigneusement les clichés d’une typologie calibrée des personnages, nourri d’un scénario qui joue le suspense autant que le drame humain, porté par une mise en scène qui se coltine le romanesque – une scène de tempête gigantesque – ce film est un sans-faute, passionnant, tendu, captivant. Que demander de plus? Rien. Voilà. »
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/cinema/la-pirogue-la-nouvelle-vague-de-moussa-toure_1175017.html#qCMz1I6FyXIrMRG3.99

 

 

 

 


CULTURE MUSICALE GUINEENNE

 

MOMO LE DOYEN  de Laurent Chevallier – France – Guinée – 2006

A la fois musicien et chanteur, Momo Wandel, né en 1926,  a traversé toute l’histoire contemporaine de l’Afrique noire. Du temps colonial avec ses orchestres destinés aux bals des blancs jusqu’à l’indépendance en 1958, où il s’est retrouvé « embrigadé » pour 26 ans dans l’orchestre national de la révolution guinéenne… Momo a donc attendu longtemps avant de pouvoir, enfin, créer sa propre musique. Une musique en forme de rappel pour le blues et le jazz de ne jamais oublier leurs sources africaines… Pour cela, Momo avait tenu, tout d’abord, à remplacer les instruments du jazz par les instruments traditionnels africains, kora, balafon, flûte pastorale, bôlon, djembé, et à les confier à leurs grands maîtres résidant en Guinée. En partant des thèmes de chants traditionnels, parfaitement maîtrisés de tous, Momo et ses musiciens pouvaient, tour à tour, s’envoler librement dans leurs improvisations.


DJEMBEFOLA de Laurent Chevallier – France – Guinée avec Mamady Keïta

Le retour au pays d’un des plus grands joueurs guinéens de djembé, instrument du pays mandingue. De Conakry, la capitale, à Balandugu, son village, nous suivons Mamady Keïta qui remonte aux sources de son histoire.

Miracle du cinéma reportage : parfois, la caméra s’est faite si discrète qu’il semble que les personnages filmés l’ont complètement oubliée. Tout le monde est si naturel qu’il n’y a plus de barrière entre le spectateur et ce qui se passe à l’écran. Voyez Mamady Keïta, le héros de Djembefola. Il a 42 ans. A 12, il quittait sa Guinée natale pour devenir, en Europe, un des meilleurs joueurs de djembe (tambour guinéen). Depuis, il dirige une école en Belgique, où, entre deux concerts, il transmet son savoir. En 1992, vingt-six ans après son départ, Mamady est retourné dans son village natal. Caméra en main, Laurent Chevallier a suivi son pé- riple. Et ­ tant pis pour le cliché ­ c’est toute l’exubérance africaine qui éclate à l’écran. Mamady retrouve les siens, qui n’en croient pas leurs yeux. Un ancien, qui le voit débarquer après tant d’années, se fâche et lui fait la morale. Puis, il craque et l’étreint soudain en disant : « Allez, maintenant on va terminer dans le sentiment. » On rit. On pleure. On se roule par terre. Et, à toute occasion, on joue du tam-tam. La caméra de Laurent Chevallier se faufile entre les danseurs déchaînés. Les transes des participants se font communicatives. Un film plein d’énergie vitale, bien à l’image de la réplique d’un des villageois africains qui accueillent le héros : « Tout ce qui se passe dans la vie doit se passer dans la joie. »

 

La trace de Kandia de Laurent Chevallier – France – Guinée – 2014 – 85 mn

« Kandia dit « la voix d’or du Manding » est le surnom donné au griot guinéen Ibrahima Sory Kouyaté (1933 – 1977) qui fût le chanteur emblématique d’une Afrique devenue indépendante. Pour raconter cette légende chantante, j’ai proposé à son fils Kaabi qui vit en France de retourner en Guinée pour remonter sur les traces de Kandia, retrouver les lieux, rencontrer les témoins et chercher l’homme qu’était son père derrière la légende de sa voix d’or. » Laurent Chevallier
en vente sur L’Harmattan vidéo : www.editions-harmattan.fr

 

HOMOSEXUALITE

DAKAN de Mohammed Camara – France / Guinée Malinké – 1997 – 87 mn

Avec Aboubacar Touré Mamady , Cécile Bois, Koumba Diakité, Kadé Seck, Mohammed Camara

La « destinée »(dakan) de deux jeunes hommes de 20 ans qui s’aiment. Manga et Sory doivent faire face aux préjugés de leurs familles et de la société qui n’acceptent pas leur relation, ni ne la comprennent. La mère de Manga l’envoie dans la forêt aux bons soins du sorcier. La pression de l’interdit et du tabou reste la plus forte et les contraint à une séparation douloureuse. Il faut qu’ils adoptent une vie plus conforme aux normes établies. Ils trouvent chacun une femme et tenteront de fonder une famille. Mais la nature de leur amour est plus forte. Dakan aborde de plein fouet la question délicate de l’homosexualité en Afrique

LA ROUTE DE MAMA TOUBAB  photos et enregistrements sonores de Guinée.

QUELQUE PART A CONAKRY  Françoise Ebrard -1992 – 1h 30

La Guinée au début des années 70. Les jeunes Jacques et Madiou, 12 ans, traversent une enfance insouciante sur fond de révolution. Jusqu’au jour où la famille de Jacques est expulsée du pays.

YAABA de Sidibou Ouedraogo (B Faso) 1992 – 90 mn –

Bille, enfant de 10 ans, observe avec espièglerie la vie de son village moré au Burkina. Il se prend d’amitié pour une vieille femme tenue à l’écart, accusée de sorcellerie.

TCHAD

Mahamat Saleh Haroun est un réalisateur tchadien né en 1961 à Abéché et vivant en France.

MAHAMAT SALEH HAROUN :  » LE CINÉMA SERT À RENDRE LES GENS FIERS

Porte-drapeau du cinéma africain, le réalisateur tchadien tente de profiter de la reconnaissance acquise au Festival de Cannes pour faire émerger de nouveaux cinéastes sur son continent. Rencontre à l’occasion de la sortie de Grigris, son sixième long-métrage.

Sa voix douce et posée contraste avec son parcours marqué par la guerre et l’exil. Sage mais obstiné, Mahamat Saleh Haroun pose un regard plein d’espoir sur la jeunesse africaine, sur la renaissance, lente mais bien réelle, du cinéma dans son pays.

Trois ans après la récompense obtenue à Cannes pour son film Un homme qui crie (Prix du Jury), le réalisateur tchadien est revenu sur le tapis rouge en mai dernier pour présenter Grigris, une histoire d’amour et d’espoir, sur fond de handicap, de trafic, et de lutte pour la survie.

– See more at: http://www.africultures.com/php/index.php?nav=murmure&no=14061#sthash.xDnZL9n3.dpuf

 

UN HOMME QUI CRIE Film tchadien de Mahamat Saleh Haroun – (1 h 32.) 2010 –

avec Youssouf Djaoro, Diouc Koma, Emil AbossoloM’bo, Hadjé Fatimé N’goua.

Prix du Jury ; Festival de cannes 2010

Assaut de virilité

L’action a lieu à N’Djamena, dans un hôtel de luxe. Adam, bel homme d’une soixantaine d’années et ancien champion de natation d’Afrique centrale, y est maître nageur depuis trente ans. Il y a aussi pris sous son aile Abdel, son fils, qui l’assiste dans cette tâche. Le premier plan du film montre les deux hommes dans la piscine de l’hôtel, faisant assaut de virilité dans un concours d’apnée.

Ce plan est programmatique du drame qui va senouer. Deux circonstances le précipitent. La privatisation de l’hôtel et la compression de personnel qui s’ensuit ; l’arrivée des forces de la rébellion aux portes de la capitale. La première conduit au déclassement d’Adam, muté à l’entrée de l’hôtel dans la fonction ingrate de garde-barrière tandis que son fils, au physique plus avantageux, prend sa place. La seconde fait planer sur Adam la suspicion de son chef de quartier, qui le harcèle pour qu’il participe à« l’effort de guerre ». Faute d’argent, lui dit-il, un patriote envoie ses enfants à la guerre.

La blessure narcissique d’Adam, la pression collective dont il fait par ailleurs l’objet vont le conduire à la pire des décisions, le sacrifice de son enfant. C’est l’une des principales qualités du film que d’avoir introduit ce motif primitif, tout empli d’effroi mythologique, dans un récit contemporain et circonstancié.

Mise en scène de manière épurée, frontale, presque rugueuse, cette idée confère à Un homme qui crie une dimension à la fois intemporelle et universelle, qui fait s’entrechoquer, à travers le thème de la filiation, l’archaïsme des premiers temps de l’humanité et l’apocalypse qui menace de l’engloutir. Une bonne image de la guerre, qui ne dévore jamais que ses enfants.

Gris Gris     Tchad, 2013  de Mahamat Saleh

L’unique film africain en compétition à l’édition du Festival de Cannes 2013 qui a pour acteur principal Soulémane Démé.

« Grisgris », une sorte de film qui tutoie par moment le polar sans en être un, et qui est en même temps un drame social. Une histoire d’amour et d’espoir, sur fond de handicap, de trafic, et de lutte pour la survie.

 

SENEGAL

Xala   de Ousmane Sembène  tiré du livre éponyme. -1974 – 128 mn – Wolof

Avec Tierno Leye, Miriam Niang, Douta Seek, Younousse Seye, Seune Samb, Makhouredia Touré…

Thème de l’impuissance temporaire masculine : El Hadj, homme d’affaires sénégalais quinquagénaire, prend une troisième épouse mais est frappé d’impuissance. Il se croit victime d’une malédiction, le xala. Il a recours à des guérisseurs mais sa réussite sociale s’écroule. Un groupe de mendiants, gardé par un homme qu’il avait démuni, va l’humilier.

EMITAï  Ousmane Sembène  – 1971 – 95 mn

Avec Robert fontaine, Ibou Camara, Michel Renaudeau, Pierre Blanchard, Andoujo Diahou..

En 1942, pendant la seconde guerre mondiale, dans un village de Casamance, Une partie des hommes du village a été envoyée sur le front franco-allemand pour sauver la France. L’armée coloniale veut réquisitionner le riz pour l’envoyer aux troupes. Responsables des récoltes, les femmes décident de cacher le riz. Les hommes s’interrogent et interrogent leurs dieux. Ils cèderont après avoir affronté inutilement l’armée. La fin fu film est une vaste tragédie.

LA PETITE VENDEUSE DE SOLEIL  de Djibril Diop Manbéty (Sénégal) 1998 – 45 –

Une jeune femme handicapée décide de vendre des journaux « le soleil » pour échapper à la mendicité.

Djibril Diop Manbéty s’intéresse aux « petiesgens » … lire la suite sur :

http://www.kinema.fr/outilspedago/dossierspedago/PetiteVendeuse-dossier.pdf

DOCUMENTAIRES

LE JOUR OU LA GUINEE A DIT NON de Valéry Gaillard – 1998 – 52 mn -documentaire

« Le jour où la Guinée a dit non » est un docu­men­taire qui retrace en détail la jour­née du 25 Août à Conakry. De l’enthou­siasme sus­cité par la visite de De Gaulle, à la lutte pour l’indé­pen­dance. Le réa­li­sa­teur Valéry Gaillard pointe les incom­pré­hen­sions, les zones d’ombre et les inci­dents qui émaillant cette jour­née his­to­ri­que. C’est un film qui est très riche en archi­ves pour appuyer les experts (Guinéens et Français) qui essayent de témoi­gner de la manière où les choses se sont pas­sées avant que De Gaulle soit sur le sol Guinéen et pen­dant qu’il le suit. La pré­sence des images d’archi­ves, des sons (dis­cours de Sékou Touré et de De Gaulle), les photos et des jour­naux d’archi­ves ont donné une vie au film car ils sont des preu­ves réel­les des événements vécus. Ces der­niers nous imprè­gnent d’avan­tage de la manière dont les Africains se sont orga­ni­sés en syn­di­cat pour une lutte com­mune. Si cette étape marque une étape déci­sive dans la marche vers l’indé­pen­dance, le dis­cours de Sékou Touré n’est pas véri­ta­ble­ment une sur­prise. Il est un homme popu­laire qui s’impose et qui lutte pour obte­nir ces droits.

Sékou Touré est un com­mu­niste qui a fédéré tout un peuple der­rière lui. D’abord en rap­pe­lant le tru­quage des élections légis­la­ti­ves de 1954 des­tiné à l’écarter du siège de député à l’Assemblée Nationale Française. Le réa­li­sa­teur fait res­sor­tir le niveau de déter­mi­na­tion de Sékou Touré qui dénonce l’hégé­mo­nie du peuple Français et en ren­for­çant ainsi le sen­ti­ment d’injus­tice des Guinéens. Valéry retrace tou­jours sa popu­la­rité et son cha­risme qui entraine un vaste mou­ve­ment contre la domi­na­tion des colons. Soutenu par son peuple qui a voté mas­si­ve­ment non, la Guinée obtient son indé­pen­dance.

Ce docu­men­taire donne la mesure de la vio­lence des années de syn­di­ca­liste Guinéen, des mili­tants de RDA (Rassemblement Démocratique Africain).

Des images aux sons en pas­sant par le mon­tage, on peut dire que le réa­li­sa­teur a réus­sit dans la réa­li­sa­tion de son film. Le réa­li­sa­teur est pré­sent tout au long du film à tra­vers la voix off qui com­mente les faits et qui annonce très sou­vent les inter­ve­nants.

Dans la dyna­mi­que des cin­quan­te­nai­res des indé­pen­dan­ces en Afrique, ce docu­men­taire va per­met­tre à la jeu­nesse de mieux saisir un pan de l’his­toire du conti­nent. Une his­toire faite de per­son­na­ges qui ont lutté pour une Afrique libre, une Afrique qui doit appren­dre à se pren­dre en charge, en tenant compte de son passé. N’est-ce pas là l’une des qua­li­tés de ce docu­men­taire ?

Boureima Soumaila

Caméras d’Afrique de Ferid BOUGHEDIR – 99 mn – Tunisie – 1989

Documentaire : Caméra d’Afrique se veut une « mémoire filmée » de ces moments privilégiés qui, de colloques en festivals, font se rencontrer les cinéastes de tout un continent.
À partir d’extraits d’oeuvres, d’entretiens, de témoignages, Ferid Boughedir évoque 20 ans de lutte, 20 ans de rêves, pour qu’un jour, libéré de ses multiples contraintes politiques et économiques, le cinéma d’Afrique existe, qu’à travers lui, enfin, du nord au sud, des Africains s’expriment et se racontent.

« LIONNES » DE FRÉDÉRIC KRISTIANSSON,

chercheur à Sciences-Po Bordeaux

Les initiatives sociales, culturelles, artistiques et autres qui contribuent là-bas et d’ici à la reconstruction de ces pays après les grands drames humains de ces dernières années (région des grands lacs,)

« Un blanc-bec face à un spécialiste africain… Quelques années après, « Lionnes » prouve que la valeur n’attend ni le nombre des années, ni la couleur de peau. Ni noir, ni femme, le Franco Suédois a libéré avec délicatesse la parole de victimes meurtries par les viols et le sida érigés en arme de guerre.

Mais pas seulement : « Les femmes sont à l’origine de la reconstruction et de la réconciliation au Rwanda. Avec la mort des hommes, elles ont accédé à des positions inimaginables auparavant. » Elles ont aussi su casser la spirale de la vengeance enclenchée par les hommes. « Veuves Tutsis et femmes de Hutus emprisonnés se sont rapprochées. » L’admiration de Fred Kristiansson ne s’arrête pas là : « Quand elles ont appris que les viols ne seraient pas punis, elles ne l’ont pas accepté. Dans les délits de dernière classe, il y avait le vol d’un meuble, d’une chèvre et le viol d’une femme. Ce que montre mon film, c’est que les conséquences psychologiques sont les mêmes que pour une femme violée en France. En quelques années, elles ont obtenu que le viol soit reconnu comme crime et aujourd’hui, au Rwanda, les lois sur les violences conjugales sont plus protectrices qu’en France. Le pays a le record du monde des femmes au parlement : 56 %. »

Modestement, Fred Kristiansson ne revendique pas un travail d’investigation : « Il y avait seulement une demande d’expression assez incroyable de la part de ces femmes. Elles donnent une vision de l’Afrique, dont on peut apprendre. » On peut aussi beaucoup apprendre de l’étonnant Frédéric Kristiansson qui regarde avec tendresse sa vieille Underwood : « Je suis attaché à l’écriture. » Qu’importe le ruban… » (archive Sud-Ouest)

Clip video « G’BAN TOG’BA » concert filmé du Nimba Jazz sur les chimpanzés du Mont Bossou (années 1980) non trouvé à ce jour !


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