cinéma itinérant « ciné Nimba »

CinéNimba

« En Afrique, on ne fait pas de cinéma pour vivre mais pour communiquer. Pour militer »

Ousmane Sembène

Les objectifs du cinéma itinérant sont de lutter contre l’isolement culturel, partager la connaissance, favoriser l’expression, susciter l’analyse, la réflexion, renforcer l’identité culturelle, recréer une “culture cinéma”.

 

Nous avons élaboré un projet de cinéma itinérant, « Ciné NIMBA », non lucratif, à visée éducative et pédagogique ; il s’agit de sensibiliser la population guinéenne aux problématiques liées à la santé, à l’environnement ; aux droits de l’homme, de la femme, de l’enfant ; à l’appropriation du patrimoine cinématographique par les guinéens, ouvrant la voie à d’autres arts.

Il s’agit de créer et transmettre un outil de partage des savoirs, d’éducation, et de le rendre pérenne, en étroite collaboration avec l’ONG Guinée solidarité-Conakry, sise à Conakry-Kipé, le Centre Culturel Franco-Guinéen, et l’Institut des arts de Dubreka.

La programmation thématique (handicap, excision, sécurité alimentaire, droits des femmes etc.) de ce cinéma itinérant vise tout public qui, compte tenu de l’extrême faiblesse du réseau de diffusion, n’a pas accès au septième art. De plus, la majorité des films et documentaires sélectionnés sont de cinéastes africains : Guinée, Mali, Sénégal, Burkina Faso, et de cinéastes européens tel Laurent Chevallier, adhérent de « Guinée Solidarité Bordeaux » et initiateur du projet de création d’une école de musique à Dubreka :  « la Maison des Musiques Mandingues ».
Chaque diffusion sera suivie d’un débat, en langue locale, animée par un expert du thème, afin que les habitants puissent exprimer leurs réflexions et leurs questions.

Etudiants ISAG

Pourquoi le choix du nom : Ciné « NIMBA » 

Chaque projection sera l’occasion de rappeler le symbole fort de la NIMBA en Guinée.

Les Baga constituent un des peuples de la Guinée côtière, connus notamment pour leur pratique de la riziculture et pour leurs sculptures. La NIMBA (ou D’mba), masque féminin, est devenu un des symboles de la Guinée.

Le masque d’épaules NIMBA rappelle à la fois les caractéristiques d’une femme nourricière et celles du calao (oiseau symbolisant la fertilité et la croissance). Impressionnant par sa taille, son poids (> 60 kg) et son style, c’est un imposant buste de bois recouvert de fibres d’où émerge la tête, surmontée d’une coiffure striée de tresses et mise en relief par une crête centrale. E porteur du masque se dissimule sous le buste enveloppé de raphia et de tissu noir. Il porte la sculpture sur les épaules et regarde par les deux trous creusés entre les seins.

Le masque Nimba représente une seule et même force qui fait prospérer hommes plantes et animaux Il apparaît aux moments cruciaux du cycle agraire (semailles, repiquages, moissons) ainsi qu’aux temps importants de la vie humaine : mariages, grossesses, et naissances, funérailles, assurant ainsi la protection de la communauté. Lorsqu’il n’est pas utilisé, le masque est conservé dans une case sacrée.

statues

En 2017, le Ciné Nimba a été inclus dans l’évènement « Conakry, Capitale Mondiale du Livre 2017 » (avec au minimum 12 projections prévues).

de juin 2017 à mars 2018, l’équipe de Ciné Nimba a animé quatorze projections-débats, en partenariat avec le CCFG, l’ OIM (Organisation internationale pour les migrants),  et l’Institut Français ; plus de 1225 spectateurs ont participé aux  débats.

Les films sélectionnés et les objectif des débats (entre parenthèses) : “La petite vendeuse de soleil” de Djibril Diop Manbe,ty ( Modifier le regard sur le handicap, le statut de la femme), “Allah Tantou” de David Achkar (Sensibiliser au devoir de mémoire), “La pirogue” de Moussa Touré (Prévenir la migration illégale), “Le chat du rabbin” de Joan Sfar (Lutter contre les préjugés néfastes, accepter l’autre, quelque soit sa religion).

Bilan à l’été 2017 :

 

Bilan en décembre 2017 :

bilan-final-cine-nimba-2017-18.pdf

Quelques photos :

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